-
1/16
15 astuces de psy pour calmer un enfant
On a beau les aimer, quand ils se mettent à gigoter, hurler et trépigner sans raison, c’est épuisant. Nos experts nous apportent des solutions pour enfin réussir à calmer nos petites boules d’énergie.
Nos dossiers pour en savoir plus :
- Psycho de l’enfant
- Autorité et éducation
- Règles de vie
Discutez-en sur nos forums :
- Forum Enfant et Internet
- Forum Autonomie, indépendance des enfants
- Forum Autorité parentale
- Forum Parents d’ados
- Forum Relations parents-enfants
- Forum Libre Famille
-
2/16
La technique du poste de radio
S’il parle trop fort, s’il crie, dites-lui qu’il est comme un « poste de radio » et que vous allez l’aidez à baisser le son. Faites comme s’il avait un bouton sur la main dont vous allez baisser le volume. Précisez-lui : « Tu vois, en appuyant ici, je baisse le son« . Il faudra vous aussi parler très doucement. Vous pouvez ajouter : « On va faire une radio secrète pour tous les deux, on est les seuls à l’entendre« .
– Luce Janin-Devillars psychologue auteure de « Changer sa vie », éditions Michel Lafon
-
3/16
Apprenez-lui le « jeu de la statue »
Vous lui expliquerez qu’il doit sauter, danser mais, qu’à votre signal, il devra s’immobiliser complètement. Proposez une récompense. S’il fait le moindre mouvement, il a perdu et il doit recommencer.
– Luce Janin-Devillars psychologue auteure de « Changer sa vie », éditions Michel Lafon
-
4/16
Le jeu de la tortue
S’il n’arrête pas de courir devant vous alors que vous êtes dans la rue, proposez-lui de jouer au « jeu de la tortue » : la tortue se déplace très lentement en faisant bouger sa tête de droite et gauche pour repérer les obstacles. Demandez-lui de noter tout ce qu’il voit. Ensuite, remerciez-le car, sans lui, il y a toutes sortes de choses que vous n’auriez pas vues.
– Luce Janin-Devillars psychologue auteure de « Changer sa vie », éditions Michel Lafon
-
5/16
On respire !
Apprenez-lui à respirer lentement par le ventre en lui expliquant que les « artistes » (chanteurs, comédiens, danseurs) le font pour contrôler leur voix et/ou leurs mouvements. Pour l’aider, posez votre main sur son ventre en lui disant qu’il doit le gonfler « comme un ballon » puis expulser l’air afin que le ballon se dégonfle.
– Luce Janin-Devillars psychologue auteure de « Changer sa vie », éditions Michel Lafon
-
6/16
Reconnectez-le à son corps
Donnez-lui d’abord à boire un verre d’eau puis proposez-lui de « sortir sa bougeaille » en se secouant dans tous les sens par exemple. Puis de sentir les sensations à l’intérieur de lui en restant immobile. Vous pouvez aussi lui donner une tâche pour diriger son énergie en excès vers une activité : « Tu cours jusqu’à la cuisine pour chercher les serviettes de table« .
– Isabelle Filliozat, psychologue clinicienne et psychothérapeute, auteure de « Il me cherche », éditions JC Lattès
-
7/16
La paille
Proposez-lui de souffler de l’air par une paille dans un verre d’eau ou de faire des bulles de savon. Cela apaise instantanément sa respiration et son rythme cardiaque.
– Isabelle Filliozat, psychologue clinicienne et psychothérapeute, auteure de « Il me cherche », éditions JC Lattès
-
8/16
Occupez les plus petits et fixez des limites aux plus grands !
Le tout-petit, surtout s’il vient d’acquérir la marche, a besoin de bouger pour interagir avec ce qui l’entoure. Une façon naturelle de se construire ! Il se peut aussi que cet environnement, parfois inconnu de lui, l’inquiète et qu’il doive se l’approprier pour le maîtriser !
S’il dérange trop les adultes, il est souhaitable de l’occuper en anticipant la situation et donc en lui fournissant du matériel (jouets, livres, musique, et pourquoi pas un petit en-cas) qui lui permette de fixer son attention sur autre chose que ce qui l’intrigue et l’excite au point de ne pas pouvoir se poser…
Pour un plus grand (4 ans et plus), l’enjeu n’est pas le même. L’enfant a déjà mis en place un « sur moi » capable d’intégrer des consignes et de les appliquer. N’hésitez pas à lui signifier clairement ce que vous attendez de lui. On peut aussi lui suggérer de s’apaiser, en lui proposant de s’asseoir ou de s’allonger dans un endroit adéquat pendant un temps limité, et sans que cette option ne s’apparente à une punition.
-Etty Buzyn, psychanalyste, auteure de » L’autonomie, mode d’emploi » éditions Albin Michel
-
9/16
D’abord se poser les bonnes questions
Hélas pas de solutions magiques ! Ce sera différent pour chaque enfant : faire diversion, lui parler, attirer son attention pour qu’il s’intéresse à quelque chose et qu’il ne s’agite pas dans le vide. Chaque parent fait comme il peut et s’agite à son tour pour trouver des solutions, mais le plus souvent on constate bien que cela ne marche pas… A part se poser les bonnes questions. L’enfant n’est pas agité « par hasard « , c’est la voie de décharge de son angoisse. Un clignotant rouge pour nous dire que quelque chose ne va pas… Encore faut-il trouver quoi, pour répondre de façon efficace à cette agitation. Cela peut-être aussi différent que la naissance d’un petit frère, un problème dans le couple ou encore un décès dans la famille, etc. L’enfant perturbé par ces événements va réagir par un symptôme : pipi au lit, blocage scolaire ou encore agitation…
-Catherine Vanier, psychanalyste auteure de « Qu’est-ce qu’on a fait à Freud pour avoir des enfants pareil ? », éditions Flammarion
-
10/16
Etre attentif au contexte
Avez-vous repéré depuis quand votre enfant est agité ? Est-ce suite à un événement intrafamilial : naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur ? La maman attend-elle un autre enfant ? Un des grands-parents est-il malade ? Que se passait-il pour les parents quand ils avaient l’âge de leur enfant aujourd’hui ? L’enfant s’agite-t-il quand les parents se sont « accrochés » dans un conflit de couple ? L’agitation est-elle accompagnée d’autres troubles (dort-il bien et se couche-t-il tôt ? Mange-t-il bien ?…) ?
L’agitation peut signifier que l’enfant traverse ce que le pédiatre Thomas Berry Brazelton appelle un « point fort ». A chaque nouvelle acquisition, il se dérègle car il est en pleine étape de développement. C’est bien d’en parler au pédiatre voire à un pédopsychiatre si le trouble s’installe et perdure trop longtemps.
– Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste, auteure de « Naitre et Grandir autrement » (ouvrage collectif), éditions Desclée de Brouwer.
-
11/16
Défoulez-le !
Proposez-lui les bonnes activités pour fatiguer cette petite boule d’énergie, surtout les jours de pluie : danser sur une musique rythmée, crier à tour de rôle le plus fort possible, se jeter sur le lit ou sur un matelas, sauter sur place aussi longtemps que possible, faire des batailles de polochons, jouer dans la baignoire avec le droit d’éclabousser raisonnablement…
– Anne Bacus , psychothérapeute, auteure du « Grand guide de votre enfant de 0 à 3 ans », éditions Marabout
-
12/16
Agir sur soi plutôt que sur l’enfant
Dans le bus il crie, met ses pieds sur le fauteuil ou sur la dame d’en face. Signifiez-lui à voix haute les limites : « Attention à la dame !« . S’il est trop nerveux, ce n’est pas la peine d’essayer de lui faire retrouver la raison. Le mieux à faire, c’est de le prendre dans les bras pour un corps à corps, afin de lui apporter une contenance. Il va se calmer progressivement. Pour finir peut-être par s’endormir. Et cela marchera d’autant plus si vous avez su rester calme vous-même à l’intérieur.
– Virginie Megglé, psychanalyste et auteur de « Frères et sœurs – Guérir de ses blessures d’enfance » à paraitre le 9 mars 2015, éditions Leduc. S
-
13/16
Donnez-lui le temps de découvrir
Il ne tient pas en place à table, se lève, revient devant son assiette, perturbe ses frères et sœurs…. Vous cherchez peut-être à trop le considérer comme un grand (en voulant le maintenir devant son assiette), alors qu’il ne l’est pas encore.
L’apprentissage de la vie en collectivité ne se fait pas du jour au lendemain. Son agitation vous dit quelque chose : il n’aime pas ce qu’il y a dans l’assiette, il n’a pas envie de rester à table, parfois c’est trop long pour son âge.
Plutôt que de le forcer à manger, autorisez-le à sortir de table en n’oubliant pas de lui dire : « Si tu n’as plus faim, tu le mangeras plus tard« .
– Virginie Megglé, psychanalyste et auteur de « Frères et sœurs – Guérir de ses blessures d’enfance » à paraitre le 9 mars 2015, éditions Leduc. S
-
14/16
Quittez les lieux
Il s’agite sur son siège, parle fort, gène les spectateurs, commente toutes les images alors que vous êtes au cinéma. Un enfant doit comprendre qu’il doit respecter la loi du cinéma et de la vie en société. Dites-lui : « Tant pis, tu n’as pas respecté la loi du cinéma, on ne peut pas rester. On ne te demande pas d’être sage pour faire plaisir à papa et maman mais parce qu’il y a d’autres personnes que toi« . Et s’il continue : sortez !
– Virginie Megglé, psychanalyste et auteur de « Frères et sœurs – Guérir de ses blessures d’enfance » à paraitre le 9 mars 2015, éditions Leduc. S
-
15/16
Soyez vraiment présent lorsque vous êtes avec lui
Un enfant qui s’agite est souvent un enfant qui veut capter votre attention. Très certainement parce que vous êtes absorbé par un souci, un problème ou que vous êtes déprimé(e). Il sent alors que vous êtes ailleurs, donc loin de lui. À moins qu’il cherche sa place (pas bien définie) dans la fratrie et au sein de la famille. Est-il le petit dernier, a-t-il suffisamment d’attention ? Est-il arrivé après un deuil ?
Attachez-vous à lui consacrer du temps rien que pour lui, à jouer avec lui afin de lui donner suffisamment de sécurité pour qu’il y arrive bientôt tout seul. Vous pouvez par exemple commencer à jouer ensemble et au bout d’un moment lui dire que vous avez quelque chose à faire et qu’il peut continuer tout seul. Il gagnera en confiance et en sagesse.
– Lyliane Nemet-Pier, psychologue clinicienne et psychanalyste, auteure de « aimer ses enfants sans se laisser dévorer » éditions Albin Michel
-
16/16
Prévenez-le toujours à l’avance du programme
C’est un détail mais qui a toute son importance. Pensez à exprimer oralement à votre enfant que dans 10 minutes il sera l’heure de passer à table, d’aller prendre le bain, de rentrer à la maison, d’aller se coucher, etc. Un enfant prévenu réagira plus calmement à l’annonce d’un changement d’activité, quelle qu’elle soit.
Cécile Neuville, spécialisée en psychologie positive, auteure du « Secret du bonheur permanent » éditions Leduc.S