De nombreux parents appellent « caprices » les manifestations parfois violentes d’un enfant. Sachez que les jeunes enfants ont peu de moyens d’expression pour montrer leur désaccord ou mécontentement, notamment lorsqu’ils verbalisent encore peu. Les « caprices » sont donc surtout fréquents entre un an et demi et deux ans / deux ans et demi, ils s’estompent progressivement avec les années, notamment grâce à la compréhension de la réalité et la maîtrise du langage.
A noter : les âges donnés dans cet article ne sont qu’une généralité et chaque enfant évolue à son rythme.
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Les caprices font partie de « l’immaturité comportementale des enfants »
Premier rappel et pas des moindres : les caprices sont normaux chez les enfants en bas âge.
« Les caprices font partie de l’immaturité comportementale des tout-petits, ils sont quasi « physiologiques ». En effet, les jeunes enfants ne comprennent pas l’intérêt de se « retenir » face à un plaisir immédiat, comme par exemple, face à une assiette de bonbons« , confie l’experte. « Ce n’est donc que plus tard, vers l’âge de trois ans, que les enfants arrivent à inhiber ces fameux plaisirs immédiats. Ils arrivent alors à prioriser les choses plus importantes (par exemple : finir de s’habiller avant de petit-déjeuner), et à faire des compromis dans l’intérêt du groupe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est à cette période que les enfants rentrent à la maternelle : 3 ans, c’est l’âge ou l’on peut un peu plus s’inhiber, commencer à accepter un certain nombre de contraintes« , note le Dr Marie Viorrain.
Mais alors, à partir de quel moment les caprices deviennent-ils pathologiques ?
« Dès qu’il y a des retentissements dans la vie scolaire, sociale (l’enfant a du mal à avoir des amis) et familiale de l’enfant, alors âgé d’au moins 3 ans… Et que l’on perçoit une souffrance chez l’enfant et un sentiment d’épuisement chez les parents« , avertit la psychiatre.
Savoir détecter certains signes précis chez l’enfant est alors important. La liste de ceux à connaître, en dessous.
Il fait des crises non stop, tape sa tête contre le mur
Dans cette situation, l’enfant soufffre et exprime, à sa manière, son insécurité.
« Lorsque les crises et caprices de votre enfant, par leur répétition, entraînent une détresse dans la cellule familiale… et que les bons moments ne suffisent plus à compenser les mauvais ; il est alors temps de se faire accompagner », avertit la psychiatre.
Il n’arrive pas à se faire d’amis
Un enfant capricieux se révèle parfois « isolé » à l’école.
« Si votre enfant a du mal à se faire des amis, a du mal à s’intégrer et que son comportement devient problématique à l’école, il peut être utile de consulter« , conseille le Dr Marie Viorrain.
Il n’accepte pas le « non »
« Au delà des fameux « 3 ans », il n’est pas normal que votre enfant n’accepte pas un certain nombre de contraintes… comme le fameux non« , note l’experte.
Il ne se développe pas comme les autres
« Si vous percevez un décalage dans le développement de votre enfant, dans sa capacité à faire des compromis, encore une fois, il ne faut pas hésiter à aller consulter« , conclut la psychiatre.
Diapo : Comment gérer les caprices de mon enfant ?




